Centre d'analyse MCD
Chaire MCD

Éric Bédard

 bedard

Page Web personnelle : http://benhur.teluq.uquebec.ca/SPIP/ebedard/spip.php?article3

Publications en ligne au site Web de la Chaire MCD

Biographie

Docteur en histoire de l’Université McGill (2005), Éric Bédard a complété un Cycle international d’études politiques à l’Institut d’études politiques de Paris (1997) et obtenu une maîtrise en histoire de l’Université de Montréal (1997). Il s’est vu décerné le prix Maurice-Séguin remis à l’étudiant ayant conservé la meilleure moyenne durant le baccalauréat en histoire à l’Université de Montréal (1992). En 1993, il complétait un Certificat en enseignement secondaire à l’Université de Montréal (1993). Il a été récipiendaire d’une bourse de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant (1994) qui lui permit de réaliser un stage d’un an à l’Assemblée nationale du Québec.

En 2003, il obtenait son premier poste de professeur (substitut) au département des sciences humaines de l’Université du Québec à Rimouski. L’année suivante, à la suite d’un concours, il devenait professeur régulier à la même université. En 2005, il obtint un second poste de professeur régulier, cette fois à l’Unité d’enseignement et de recherche Sciences humaines, Lettres et Communication de la Télé-Université qui, cette année-là, intégrait l’Université du Québec à Montréal. Il remplaça alors Madame Huguette Dussault qui, jusqu’à sa retraite en 2003, avait été responsable des cours en science politique et en histoire à la TÉLUQ. En plus de développer de nouveaux cours et de mettre à jour ceux dont il a hérités, il est responsable du Programme court d’initiation au Québec contemporain et coresponsable du Certificat en sciences sociales.

Parallèlement à ses activités d’universitaire, il est resté un citoyen engagé. Lors de la campagne référendaire de 1995, il a été l’un des porte-parole de la coalition Jeune souverainiste ; de 1998 à 2001, il a milité activement au sein du groupe Le Pont entre les générations ; depuis 2003, il est membre du comité de rédaction de la revue Argument ; en 2006, il a participé à la fondation du Collectif pour une éducation de qualité. Il est chroniqueur à l’émission Ouvert le samedi diffusée le samedi midi sur la première chaîne de Radio-Canada. Soucieux de rendre l’histoire accessible au plus grand nombre, il lui arrive de collaborer à des séries diffusées sur Historia (Histoire à la une, Pixcom, 2000-2001 ; Nos Famille, Orbi-XXI, 2008-2009 ; Enquête sur quatre premiers ministres, Hyperzoom, 2009-2010) ou dans les journaux (chroniques sur la Conquête anglaise dans le Journal de Québec durant l’été 2009).

 

Ouvrages

 

Recours aux sources
Essais sur notre rapport au passé

Parution : 13 septembre 2011, 280 pages
ISBN-13 : 978-2-7646-2109-7
Code barre : 9782764621097

Les Réformistes

Une génération canadienne-française au milieu du XIXe siècle

*Prix de la présidence de l’Assemblée nationale du Québec
*Prix Clio-Québec de la Société historique du Canada
*Finaliste, prix Donald-Smiley de l’Association canadienne de science politique

« L’histoire que l’on écrit est toujours fécondée par le présent. Le projet de ce livre a pris forme à la fin des années 1990, dans un moment de grande morosité collective. Comme je ne voulais pas ajouter ma voix au concert des cyniques, et que je suis allergique à la fuite en avant des marchands de rêves, j’ai cherché dans notre histoire une autre génération confrontée à des défis semblables aux nôtres […]. Par delà le siècle et demi qui nous sépare de la génération des réformistes, j’ai eu l’impression de retrouver des incertitudes similaires face à l’avenir. Les uns comme les autres vivent les lendemains troubles de grandes espérances. Le temps des réformistes n’est ni celui des mythes fondateurs, ni celui des Grands Soirs. C’est un temps désenchanté, morose même ; un temps de prudence, non d’élans prophétiques. En allant vers les réformistes, mon but n’était pas de réhabiliter des personnages « illustres » ou de dénicher un programme d’action pour l’avenir […]. J’ai plutôt voulu comprendre les questions qu’ils s’étaient posées et les réponses qu’ils avaient fournies, et voir comment, par la pensée et par l’action, ils avaient conjuré les angoisses d’un présent incertain. »

Par son style alerte et la clarté des idées exprimées, Les Réformistes pose un jalon important dans l’actuelle entreprise de revalorisation de l’histoire politique et nationale du Québec.
-Jury du prix Clio-Québec, Société historique du Canada, 31 mai 2010

Le livre constitue une magistrale démonstration empirique de l’axiome la politique est l’art du possible (...) Sur l’engagement national de l’historien François-Xavier Garneau, sur son acharnement à construire une mémoire collective, il y a ici des pages sublimes qui feraient bonne mine dans une anthologie...littéraire.
-Serge Gagnon, Bulletin d’histoire politique, 18/3, 2010

Avec Les Réformistes, Éric Bédard vient de signer un ouvrage important, qui pourrait bien faire date dans notre historiographie (...) Le livre de Bédard participe (...) d’un renouveau de l’histoire politique et nationale, un temps hégémonique chez nous, mais depuis quelques décennies éclipsée ― comme cela a souvent été le cas ailleurs ― par des approches nouvelles, par exemple thématiques, et inspirées notamment de l’École des Annales et des cultural studies. Bédard n’en nie ni les mérites ni l’importance. Mais il insiste pour souligner ce qu’a d’irremplaçable une histoire politique digne de ce nom et nous offre un brillant exemple de ce qu’elle est susceptible d’apporter.
- Normand Baillargeon, Le Libraire, 10 décembre 2009

L’auteur de ces lignes, qui n’appartient pas à la communauté historienne, a-t-il tort de voir dans le livre d’Éric Bédard l’indice, parmi d’autres, d’un tournant historiographique, d’une mutation épistémologique en train de s’opérer au Québec  ? Après quelques décennies d’histoire dite «  révisionniste  », la subjectivité de l’historien est peut-être sur le point de reprendre ses droits, de redevenir l’un des lieux d’ancrage de notre mémoire historique, réhabilitant du même coup les acteurs de l’histoire (ici les réformistes) que l’on avait congédiés au nom du déterminisme des structures économico-sociales.
-Serge Cantin, L’Action nationale, février 2010

Un ouvrage extrêmement intéressant, incontournable désormais.
-Louise Chevrier, Histoire Québec, 15/2, 2010

Commander

Parole d’historiens

Anthologie des réflexions sur l’histoire au Québec

L’histoire est-elle une science exacte ou le grand récit d’une épopée, la description méthodique du passé ou le roman vrai des origines ? L’historien doit-il se montrer atten­tif aux questions du présent ou, au contraire, s’en ­méfier ? Est-il, avant tout, un antiquaire censé préserver avec précaution les belles choses du passé, un chercheur méticuleux en quête de vérités, un intellectuel engagé chargé de critiquer ou de reformuler les grands mythes de la nation ? Autant de questions que se sont posées les historiens québécois et auxquelles ils ont répondu, chacun à leur manière, depuis trois siècles.

Cette anthologie, réalisée avec l’historien Julien Goyette, réunit pour la première fois les noms qui ont marqué la manière d’écrire et d’enseigner l’histoire du Québec : de Pierre-François-Xavier de Charlevoix à Jocelyn Létourneau, en passant par François-Xavier Garneau, Thomas Chapais, Lionel Groulx, Marcel Trudel, Guy Frégault, Jean Hamelin, Louise Dechêne, Micheline Dumont, Paul-André Linteau, René Durocher, Gérard Bouchard et tant d’autres. Voici les références essentielles pour alimenter les débats actuels sur la fonction sociale de l’histoire.

Original, dense, stimulant et très instructif, cet ouvrage s’impose comme un impératif à tous ceux que le destin du Québec intéresse.
- Louis Cornellier, Le Devoir, 25 novembre 2006

Commander

Chronique d’une insurrection appréhendée

La crise d’Octobre et le milieu universitaire

CERTAINS ÉVÉNEMENTS PONCTUENT l’histoire des peuples. La crise d’Octobre, qui a secoué le Québec en 1970, fait partie de ces événements qui marquent profondément une société. Ceux et celles qui l’ont vécue de près sont encore sous le choc. Ils évitent souvent d’en parler de peur de voir resurgir de vieux démons que l’on préfère oublier. Les plus jeunes, nombreux à avoir visionné le film Octobre, sont fascinés : ils cherchent à comprendre cette crise dont plusieurs aspects sont demeurés dans l’ombre. L’auteur de cet ouvrage s’est penché sur le milieu universitaire afin de comprendre pourquoi la classe politique percevait les campus de Montréal comme de véritables poudrières à l’automne 1970.

Cette étude s’avère des plus intéressante (...) Les travaux de recherches d’Éric Bédard confirment à quel point les politiciens de l’époque ont surestimé le niveau d’organisation et de contestation en milieu universitaire montréalais. De façon plus générale, son étude nous permet d’apprécier la diversité des réactions à la crise de 1970 dans un milieu relativement restreint. Elle sert aussi d’invitation aux historiens à multiplier les recherches sur ces événements marquants de l’histoire québécoise les étendant à d’autres secteurs.
- Nicole Neatby, Histoire sociale/Social History, vol. 32, no 63, 1999.

Commander

L’histoire nationale en débat

Regards croisés sur la France et le Québec

Collection actes académiques
Sous la direction de Éric BEDARD et Serge CANTIN
avec la collaboration de Daniel LEFEUVRE

Le général de Gaulle se faisait « une certaine idée de la France » qui était pour lui comme une personne concrète, à la fois charnelle et spirituelle. Quarante ans après sa mort, cette « certaine idée » paraît de moins en moins certaine. Qu’est-ce qu’être Français ? Qu’est-ce qu’être Québécois ? Qu’est ce que l’identité nationale ? Les nations sont-elles des héritages à préserver ou des formes historiques d’organisation politique qui ont fait leur temps ? Des projets encore porteurs d’avenir ou des survivances d’un autre âge ? Est-il toujours possible d’en écrire l’histoire sans s’exposer à des accusations de chauvinisme ou d’ethnicisme ? Ces dernières années, Français et Québécois ont été amenés à s’interroger sur les implications politiques d’une certaine philosophie de la diversité très en vogue dans les pays anglo saxons et selon laquelle l’intégration harmonieuse des nouveaux arrivants requerrait non seulement l’acceptation, la reconnaissance et la célébration de la « différence », mais aussi la réécriture de l’histoire dite « nationale ». Cet ouvrage collectif s’efforce d’identifier quelques uns des obstacles auxquels semblent se heurter les deux projets d’histoire nationale, celui du Québec et celui de la France. Bien que, de part et d’autre de l’Atlantique, les contextes ne soient pas les mêmes, que des concepts comme ceux de multiculturalisme, de communautarisme et de nationalisme n’aient pas toujours le même sens, et que, à première vue, nos débats sur l’identité nationale participent de dynamiques politiques distinctes, il nous a paru opportun de réunir des intellectuels français et québécois afin de jeter un regard croisé sur le sort réservé à l’histoire nationale et sur les défis auxquels celle-ci se trouve aujourd’hui confrontée.

 

UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 14 octobre 2010