Centre d'analyse MCD
Chaire MCD

Présentation

Constitué en 2005, le Collectif d'Analyse de la Financiarisation du Capitalisme Avancé  (CAFCA) se veut un espace de rassemblement de chercheurs québécois (professeur-e-s, postdoctorant-e-s et étudiant-e-s) qui s'intéressent à la compréhension de la financiarisation de l'accumulation capitaliste comme phénomène social, c’est-à-dire en tant que réalité à saisir autant sur les plans matériel que culturel. La démarche de recherche du CAFCA est transdisciplinaire, puisant dans des travaux relevant d’un ensemble de disciplines en sciences sociales : philosophie, sociologie, économie, histoire et géographie, études culturelles et science politique. Le collectif est un lieu de production, d'animation et de formation scientifique, nous organisons des séminaires et des conférences, participons aux colloques et conférences en socioéconomie et nous encourageons et encadrons la production de communications scientifiques sur ces questions. Le collectif est donc autant un lieu de recherche que de formation. Unité constituante de la "Chaire de recherche du Canada en mondialisation, citoyenneté et démocratie", notre travail contribue à l’avancement du programme de la Chaire en développant une compréhension de l’impact de la mondialisation financière sur la citoyenneté, la démocratie et la justice sociale dans les sociétés contemporaines.

Les recherches du CAFCA visent à éclairer les mutations actuelles du capitalisme comprises comme institutionnalisation d'une nouvelle forme "idéal-typique"  du capitalisme avancé, soit une forme financiarisée. Notre programme s'inspire de la tradition classique (marxienne et wébérienne) d’analyse compréhensive des variétés historiques et culturelles du capitalisme telles que reprises par l'institutionnalisme et la sociologie économique contemporaine (par ex. Esping-Anderson, Lash et Urry, Harvey). Elle s’ancre sur le plan théorique et épistémologique dans le projet d’une sociologie dialectique générale à caractère critique et compréhensive (Freitag) dont elle contribue à l’approfondissement et à l’élargissement. Notre travail est non seulement analytique, mais il se veut également critique et spéculatif au sens où il assume la dimension normative propre à toute objectivation sociologique. Celle-ci oriente nos recherches vers le partage d’une critique du capitalisme qui se fonde sur une double reconnaissance, soit celle des limites objectives (tensions écologiques et sociopolitiques) et subjectives (aliénation et exploitation) qu’implique son développement actuel, et des potentialités de son dépassement comme modalité d’organisation des rapports socio-économiques par des nouvelles formes socialisées et écologiques. 

UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 14 octobre 2010